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Mon rubicon

Il y a plus de vingt siècles, le Grand Jules César, déjà imperator et pontifex maximus, après avoir franchi le Rubicon, ce petit fleuve boueux de Ravenne, lança à ses légionnaires : « Alea jacta est » (le sort en est jeté), avant de s’engager à la conquête finale de Rome et de son peuple.

Les lois universelles sont impersonnelles et se manifes- tent par fractance dans l’espace et dans le temps, selon les circonstances. par correspondance analogique, en dimen- sion miniaturisée bien entendu, je décidai de traverser mon modeste rubicon, par une simple démission d’un gouver- nement, assortie d’une simple déclaration de candidature à une élection présidentielle. tremblement de la terre, ouragan dans les airs. tout de même !

d’un côté, des chars avec des canons en mire, de l’autre,

une foule aux mains vides, mais gonflée de courage. Le fer

contre des pots de terre. L’airain contre de la porcelaine. et

pour cause? La providence déplaça ce virtuel combat

inique sur un autre terrain supposé neutre: le mensonge contre la vérité. « Le mensonge pouvait faire le tour de la terre, le temps que la vérité mette ses chaussures ».

« Alea jacta est » (Le sort en est jeté).

Jules César

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affaire aussitôt suivie avec beaucoup de passion par des

chroniqueurs hâtifs, en attendant qu’elle revienne aux

érudits au tempérament plus mesuré, de préférence histo- riens et politologues de profession, dont l’analyse plus objective comblera sans doute la postérité…

Pour le bien-être collectif, pour la cause publique, je sacrifiais mes droits les plus élémentaires: je sacrifiais, avec un pincement au cœur, le bonheur partagé de l’amour familial; je sacrifiais, sans réserve, la chaleur et l’attache- ment de l’amitié; je sacrifiais, sans peine, sans regret, les honneurs d’une profession prestigieuse; je sacrifiais, sans effort, l’apparent et éphémère confort d’une société hypo- crite et égoïste… Tout cela, je l’ai fait sans amertume. En avais-je le droit? Peut-être pas! Mais assurément le devoir !

« Alea jacta est » : à partir de là, le sort en était jeté, et la

suite se métamorphosa en une longue, très longue et capti- vante épopée… aux allures tantôt ubuesques, tantôt drama- tiques… en l’honneur de la politique en afrique !

Première lettre à la nation

« Le temps est venu pour s’engager définiti- vement ».

L’auteur

mes Chers Compatriotes,Le 20 avril 1997. Un dimanche pas comme tous lesautres! Seul devant ma conscience, je décidai de prendre en une seule fois, deux actes politiques importants: ma démission du Gouvernement et ma candidature aux Élec- tions présidentielles. J’établissais ainsi un nouveau rapport avec vous.

Aujourd’hui, au-delà d’une volonté longtemps entre- tenue de discrétion, il me paraît légitime de lever un pan de voile sur l’homme que je suis, à travers mes idées, mes convictions et mon parcours professionnel. Le niveau balbutiant de notre démocratie l’exige et je me soumets volontiers à cet exercice pour être, je crois, mieux compris.

Scrutant l’horizon du passé, me voilà, enfant de New- bell, quartier populaire de Douala par excellence, fils d’un papa « boy cuisinier », partageant avec mes amis et cama- rades, toutes tribus confondues, les joies et les angoisses des ruelles fébriles, les repas conviviaux de telle ou telle maman, sans protocole aucun, sinon celui d’appartenir au groupe, les matches de football, pieds nus, avec une « tiss-

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ball », dont l’enthousiasme n’avait d’égal que le carnaval « des championnats du monde ». Ces réalités sont encore présentes dans mon esprit. J’ai appris très tôt à partager, sans distinction de religion ni de tribu, le peu dont nous disposions. Au fond de mon âme, je me sens encore lié à ce terroir par le cordon ombilical des amitiés d’enfance.

Jeune homme, soutenu par la seule volonté divine,

j’étais destiné à une carrière professionnelle particulière: la chirurgie. Celle-là même qui doit allier Science, Art et Humanisme. Je l’ai apprise de mon mieux en Italie pendant 12 ans. L’exigence de la perfection et de la compétence dans ce domaine professionnel m’a invité plus tard à Paris pour un test final, sanctionné par le titre de Professeur agrégé de Chirurgie. Cette alliance franco-italienne a été, pour moi, une richesse inestimable sur les plans profes- sionnel, culturel et humain.

J’ai exercé mon métier au Cameroun avec générosité, dans les hôpitaux d’arrondissement, de département, de province et d’Université. J’y ai appris à partager l’angoisse et le désespoir des uns et des autres. J’ai connu le bonheur de redonner de la joie, de la santé, de l’espoir de vivre.

Sportif par instinct au départ, l’Art martial m’a appris à allier l’humilité à la détermination, le respect des autres au dépassement de soi, le sens profond de la spiritualité à la tolérance, le succès à l’échec, le travail à l’effort. J’ai essayé d’insuffler ces valeurs aussi bien aux jeunes qu’aux adultes, toutes classes confondues. Je sais aujourd’hui qu’ils portent en eux ce germe de vie martial, l’énergie prête à éclore dans la maîtrise du corps et de l’esprit.

Enfin homme d’État, j’ai appris à découvrir l’impor- tance de la chose publique. J’ai connu la joie de servir dans l’ombre et l’exaltation de servir en public. J’ai connu les déboires, ô combien amers, du milieu: calomnie, humilia- tion, intimidation, délation, haine, jalousie, etc. C’est aussi cela, hélas le monde politique! Tour à tour, sans interrup- tion, j’ai été pendant 12 ans : Ministre chargé de Mission à la Présidence de la République, Conseiller Spécial à la présidence de la république, ministre de L’enseignement

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Supérieur, Secrétaire Général à la Présidence de la Répu- blique et enfin Ministre de la Santé. Comme c’est beau et noble de se battre pour son pays, pour le bien individuel et collectif ! Voilà le parcours de votre candidat.

Edzoa Titus

Les enjeux de la citoyenneté

Politics and the Study of Citizenship and Diversity

Ce rapport, rédigé dans le cadre de la recherche entreprise pour le Centre Immigration et Métropoles, résume certains des principaux thèmes que la discipline des sciences politiques et, plus généralement, les bourses à orientation politique ont explorés en cherchant à comprendre les interrelations politiquement pertinentes entre la citoyenneté et la diversité, en particulier en ce qui concerne les immigrants et les minorités ethniques et raciales.

Il s’agit également d’un choix judicieux pour l’élaboration, car la participation ou l’activité politique des personnes nées à l”étranger (et des minorités) constitue un moyen évident de comprendre l’exercice de la citoyenneté, ou plus précisément la «citoyenneté politique. » Enfin, une telle orientation est également recommandée par la disparité remarquable entre, d’une part, l’attention considérable accordée à la question générale de la participation politique et, d’autre part, le traitement assez limité accordé aux immigrés, en particulier. Quelques réflexions générales L’État et la citoyenneté Il est remarquable que la question importante des façons fondamentales dont les États ont conçu, légiféré et géré le conflit politique sur l’institution de la citoyenneté – à la fois le statut purement juridique de la citoyenneté, ainsi que les droits et privilèges associés à la citoyenneté – ait été très peu abordée sur la base de la science politique.

Dans le domaine des sciences politiques, ce sont surtout les théoriciens politiques qui ont débattu de la sagesse d’une participation politique généralisée de la part des citoyens, y compris de la question fondamentale de savoir s’il faut encourager une citoyenneté politique active.

Cependant, il existe une littérature

plus ancienne qui s’inquiète de ce que trop d’engagement politique peut être dangereux pour la démocratie. Par exemple, Huntington (1968) met en garde contre la politique prétorienne, une situation possible dans les pays en développement où la citoyenneté politiques’ étend plus rapidement que les institutions politiques du pays, tandis que Lipset (1959) se méfie également du fait que la participation des classes inférieures moins instruites pourrait engendrer la dictature. En ce qui concerne plus particulièrement les immigrants, Porteset Rumbaut (1996) ont examiné comment les nativistes aux États-Unis


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