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LES COLONELS MENGADA WALTER ET JOËL EMILE BAMKOUI IMPLIQUÉS DANS UNE AFFAIRE DE DÉTOURNEMENT DE FONDS, DE TENTATIVE D’ESCROQUERIE, D’ENLÈVEMENT ET DE TENTATIVE DE VIOL

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C’est éplorée et désargentée que Clarisse T.B, opératrice économique, s’est confiée à nous depuis son exil dans un pays d’Afrique de l’Ouest. Sur ordres du commandant de la Division de la Sécurité Militaire (SEMIL), le colonel de sinistre réputation Joël Émile Bamkoui, cette experte comptable a été enlevée le 7 septembre dernier par des agents éléments de la SEMIL à l’intérieur la Légion de Gendarmerie de Bonanjo à Douala et conduite dans les cellules de l’antenne SEMIL du Littoral où elle sera sujette à des actes de torture et à des tentatives de viol. Il a fallu l’intervention d’une relation à elle, magistrat en service à Bafoussam (ouest) pour qu’elle soit relâchée.

Tout part de l’appel d’offres du marché de construction de la route Dabanga-Mora-Kousseri. La femme d’affaires est actionnaire dans une entreprise de BTP qui a gagné le marché de la construction de ce tronçon routier situé à l’Extreme-Nord du pays. Ne voyant pas venir les financements du marché et inquiète, elle s’en ouvre au colonel Mengada Bella Walter, commandant du Groupement territorial de gendarmerie du Centre à Yaoundé et très introduit au Génie militaire. Ce dernier propose à la dame qu’elle lui construise une maison (voir photo de l’architecture et du chantier) d’une valeur de 90 millions à Nkoabang (périphérie de Yaoundé), pour obtenir des financements.

Sauf que la dame va constater au cours d’un audit qu’elle a ouvert des anomalies concernant des partenaires d’affaires auxquelles elle a versé 24 millions pour exécution du marché. S’étant sentie abusée, elle porte plainte plusieurs fois sans suite au Groupement territorial de gendarmerie du Wouri. Puis, elle saisit les tribunaux à Douala pour intervention qui l’orientent vers la Légion de Gendarmerie du Littoral au quartier Bonanjo à Douala.

Alors qu’elle s’y trouvait le 7 septembre dernier pour prendre la convocation à adresser à ses partenaires qui l’ont abusé, des éléments de la SEMIL vont surgir dans les locaux de la Légion de Gendarmerie du Littoral pour l’enlever et la conduire dans les cellules de l’antenne SEMIL du Littoral où elle sera torturée et où on tentera même de la violer. Les agents SEMIL vont par la suite lui tendre une reconnaissance de dette de 47 millions de FCFA vis-à-vis de ses partenaires et lui demander de la signer. Chose qu’elle va refuser de faire.

La dame est restée séquestrée du 7 au 9 septembre dans les cellules du colonel voyou Bamkoui Émile à Douala jusqu’à ce qu’une connaissance, magistrat, intervienne pour qu’elle soit libérée. Voilà comment des officiers supérieurs de l’armée camerounaise brisent les vies d’honnêtes citoyens juste pour perpétuer leurs actes de corruption et leur affairisme. Bamkoui Émile est visiblement dans tous les coups tordus. L’enlèvement et séquestration des activistes et journalistes c’est lui. La corruption des leaders séparatistes anglophones ainsi que les décapitations en zone anglophone c’est toujours lui. La perception des commissions sur des faux soldes consulaires des soldats camerounais au ministère des Finances c’est encore lui. Le revoilà dans une autre sombre histoire de séquestration d’une femme qui a voulu voir plus clair sur une entreprise montée de toute pièce pour capter les fonds issus du marché de construction de la route Dabanga-Mora-Kousseri.

Avec un tel affairisme voire un gangstérisme au sein des forces armées camerounaises, comment voudriez-vous que ces dernières ne soient pas prêtes à mâter toute contestation dans la rue du pouvoir de Yaoundé ?

©️Michel Biem Tong, journaliste en web

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