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La défense de M. Mebe Ngo’o souligne l’incapacité croissante de M. Biya – perte de mémoire

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  1. Il est rapporté que le procès de l’ancien ministre de la Défense, M. Edgar Alain Mebe Ngo’o, s’est ouvert avec l’homme défendant farouchement son innocence. Parmi les nombreuses charges retenues contre lui figure une affaire concernant 196 milliards de f cfa empruntés à la Chine. Dans ce scandale se trouve l’allégation spécifique selon laquelle il s’est rendu clandestinement en Chine et a conclu un contrat douteux. Pour sa défense, M. Mebe Ngo’o souligne l’impossibilité pour un ministre de la défense de se rendre même dans sa ville natale à l’insu et a exprimé l’autorisation du président Biya. Il ne nie donc pas avoir voyagé en Chine mais soutient, avec des preuves supposées, que l’appareil d’État concerné, dont M. Biya, était au courant de ce voyage.
  2. A en croire M. Mebe Ngo’o, nous avons affaire à un dangereux cas d’oubli de M. Biya. Qu’il puisse coordonner un emprunt avec ses nouveaux maîtres impériaux confucéens, être informé d’un voyage officiel pour conclure certains contrats, et pourtant feindre l’ignorance, est très dangereux. C’est une indication de l’incapacité croissante de M. Biya. Comprenant cela, toute personne à qui une signature est déléguée, peut fabriquer une justification impliquant un accord verbal préalable du président ou même tromper le président qu’il avait préalablement acquiescé à un plan donné.
  3. Priorité de la perte de mémoire par un président frappé d’incapacité

Dans une longue interview, l’ancienne Première dame Germaine Ahidjo a révélé qu’avant sa démission en 1982, M. Ahidjo souffrait d’une grave dépression après avoir été président pendant 22 ans. Mme Ahidjo a raconté comment le Secrétaire général de la Présidence de l’époque, M. Samuel Eboua, avait sonné l’alarme. M. Eboua avait discuté d’un dossier hautement classifié avec M. Ahidjo et le président a donné des directives sur ce qu’il fallait faire. Après un certain temps, lorsque le sujet a été soulevé, M. Ahidjo a juré par Dieu qu’il n’avait jamais eu une telle discussion sur la question. M. Eboua a été rassuré que lui, Eboua, n’était pas le problème par des récits similaires de Mme Ahidjo qui avait remarqué plusieurs cas où son mari aurait nié avoir eu des discussions familiales spécifiques dans le passé sur des questions clés. Il est devenu clair pour tous que M. Ahidjo devait soit déléguer ses pouvoirs au Premier ministre et prendre un congé prolongé pour récupérer ou démissionner. Il a choisi de démissionner, ne voulant pas gouverner par délégation extrême, sauf qu’il a fini par déléguer le pays pendant 40 ans à une force destructrice.

Certaines personnes sont d’avis que le coup d’État de 1984 était planifié depuis longtemps et que l’incapacité croissante d’Ahidjo était la cible réelle. Ainsi, M. Ahidjo s’est sauvé. Mais son successeur ne montra aucun signe d’amélioration ; au lieu de cela, il a montré qu’il était venu avec un programme machiavélique et tribaliste.

Ainsi, nous pouvons voir dans le cas de M. Ahidjo que la meilleure réaction à l’incapacité croissante d’un président est de démissionner. Cet acte évite au président des embarras tels qu’un coup d’État, une usurpation du pouvoir par délégation extrême et acquiescement à des actions stratégiques dont on n’a pas la mémoire suffisante, ou un soulèvement populaire pour provoquer une démission honteuse. La sortie digne est une démission comme l’a fait M. Ahidjo, une action qui lui a valu une certaine admiration, même de la part de ceux qui se souviennent de lui comme d’un autoritaire brutal envers les pères de l’indépendance.

  1. M. Mebe Ngo’o en tant que précurseur de M. Ngoh Ngoh

Ce n’était un secret pour personne au Cameroun que M. Mebe Ngo’o avait commencé à se considérer comme le troisième président du Cameroun. Il agissait en toute impunité et vivait comme un prince d’Arabie. Ses ennemis savaient mieux quitter le pays ou se taire – le président en attente ne devrait pas être offensé. Il a vu le déclin de M. Biya et sa dépendance aux services des autres.

Il ne fait donc aucun doute que nous trouvons de nombreuses allégations selon lesquelles la seule personne réellement investie dans l’arrestation de M. Mebe Ngo’o était la personne qui pense comme lui, à savoir M. Mebe Ngo’o. Certains ont émis l’hypothèse que M. Mebe Ngo’o disposait de suffisamment de ressources et de relations militaires pour déjouer le clan Ngoh Ngoh en organisant un coup d’État pour se débarrasser du président sénile. Il s’agissait donc d’un geste stratégique de retourner les instruments de l’Etat contre M. Mebe Ngo’o car tous les collaborateurs de M. Biya sont coupables ou peuvent être rendus coupables par « complicité intellectuelle ».

La beauté d’un système cacophonique en déclin est que nous sommes amenés à comprendre à quel point le système est dysfonctionnel. M. Mebe Ngo’o n’a pas encore fini. Il nous fera comprendre que M. Biya n’est pas apte à exercer des fonctions et ceux qu’il a délégués pour exécuter les fonctions de l’État, comme la justice, sont des clowns et eux-mêmes criminels.

  1. Que faire d’un président qui oublie d’envoyer un ministre en Chine pour conclure un accord coûteux ?

La démission n’est pas nouvelle chez Cameron. L’un des fruits dommageables du règne de M. Biya est qu’il a fait du mot “démissionner” un tabou, en particulier parmi les Camerounais de l’Est. Certes, les démissions antérieures étaient auto-initiées par des personnes qui avaient perdu conviction et soutien (Mbida) ou ceux qui se souciaient du Cameroun et de son héritage (Ahidjo). M. Biya a le choix de démissionner parce qu’il se soucie du Cameroun et de son héritage ou il doit attendre un soulèvement populaire qui se termine par un coup d’État ou la continuation constitutionnelle de l’État.

English Cameroon for a united Cameroon
June 2nd, 2021

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