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Opinion

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đź”´đź”´ ALORS QU’IL EST ATTENDU Ă€ LA SEMIL DEPUIS MERCREDI DERNIER, LE DR FRIDOLIN NKE VIENT ENCORE DE SORTIE UNE FRAPPE CHIRUGICALE

<< C’est un personnage des contes populaires nocturnes ensanglantĂ©s>>, Ă©crit Fridolin Nke dans cette phrase. Ou il parle de qui oh. Lui seul connait.

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J’ASSUME : J’AI DEMANDÉ AUX SOLDATS DE NE PAS OBÉIR AUX ORDRES ILLÉGAUX ET ILLÉGITIMES

Par
Fridolin NKE

RÉPONSE Ă€ MON ENSEIGNANT, Pr Joseph Ndzomo MolĂ©, qui m’a reprochĂ© d’avoir refusĂ© de dĂ©fĂ©rĂ© Ă  la convocation du Colonel JoĂ«l Émile Bamkoui de la SEMIL

Prof. Ndzomo-Mole,
Dans vos nombreux messages ci-dessous, contenus dans les Ă©changes suite Ă  ma publication d’hier, qui indiquait que des Ă©lĂ©ments de la SEMIL, envoyĂ©s par le col Bamkoui, sont en train de localiser mon domicile, vous avez soutenu que je n’avais pas Ă©tĂ© consĂ©quent en refusant de me prĂ©senter Ă  la SEMIL. Vous avez mobilisĂ© le modèle de Socrate pour me faire le reproche de ne pas assumer mes responsabilitĂ©s de philosophe, voire de trahir cette discipline, et vous avez prĂ©dit que je vais mourir tĂ´t.

Professeur,
Socrate est mort depuis plus de deux millĂ©naires. L’histoire a Ă©voluĂ©, beaucoup Ă©voluĂ©. L’histoire va continuer d’Ă©voluer.

Socrate n’est pas le seul philosophe qui ait existĂ©. Il y a plusieurs modèles de Philosophes. La philosophie n’est pas une figure immaculĂ©e vĂ©nĂ©rĂ©e dans le musĂ©e imaginaire de la Critique, encore moins une relique sacrĂ©e qu’on amène Ă  l’offertoire des brigands, des bandits et des brutes, pour contenter leurs plaisirs immondes.

Je n’ai pas suivi la tradition puriste, kantienne, comme vous. Je me suis plutĂ´t abreuvĂ© Ă  la pensĂ©e rĂ©volutionnaire des Sade, des Voltaire, des Marx, des Nizan, des Sartre, des Camus, etc.

Donc, je ne pense pas (et je ne vais pas accepter) qu’on fasse allĂ©geance Ă  l’imposture pour moraliser les citoyens par l’exemple noble de notre exĂ©cution illĂ©gale, comme le dit en son temps Socrate.

La responsabilitĂ© du philosophe, aujourd’hui, Marx l’a fort bien Ă©laborĂ©, est tributaire de la conjoncture sociale et politique qui a nourri son vĂ©cu et sa pensĂ©e.

Si j’ai refusĂ© de dĂ©fĂ©rer Ă  la convocation de monsieur JoĂ«l Émile Bamkoui, c’est parce que ce n’est pas le tribunal qui devrait me juger. Si c’Ă©tait mĂŞme quelqu’un d’autre Ă  la SEMIL qui me convoquait, je serais parti. Ce n’est pas une institution qui me convoque, comme la Gendarmerie ou la Police, ainsi que vous allĂ©guez : c’est un personnage des contes populaires nocturnes ensanglantĂ©s avec qui j’ai eu un grave diffĂ©rend et qui est rĂ©putĂ© entretenir une nature lugubre (c’est ce qu’on dit, je n’en sais rien: on dit qu’il existe sans vivre. Finalement, je doute de tout ce dont dit de lui, jusqu’Ă  son existence mĂŞme).

Prof ,
Contrairement Ă  ce que vous dites, je suis responsable de mes actes. J’ai dĂ©noncĂ© la torture des civils Ă  la SEMIL ; j’ai dĂ©noncĂ© la guerre au NOSO et je vais en assumer les consĂ©quences. Je ne vais pas me montrer responsable en lĂ©gitimant les excès et les abus de pouvoir.

Devant une guerre injuste et sale, comme celle qui est entreprise au NOSO, non pas contre une puissance Ă©trangère mais contre nos frères et sĹ“urs, si on est insensible Ă  ces cris, Ă  ces pleurs et Ă  ces râles de nos soldats et des nos compatriotes du Cameroon occidental, on perd la dignitĂ© qui fait de nous des hommes. Il me semble immoral qu’un philosophe digne de ce nom puisse se rĂ©fugier dans l’histoire de la philosophie pour justifier les crimes, pour soutenir une barbarie, pour chanter un patriote partisan.

Si vous aimez trop la philosophie antique, si vous voulez singer Socrate et si vous affectionnez Ă  mort les Ă©loges funèbres posthumes, laissez-vous mobiliser au front! Allez porter l’arme dans le maquis du NOSO!
Mais dites-moi, Socrate, dĂ©fendant Athènes, s’est mobilisĂ© contre la MacĂ©doine, vous, Pr Ndzomo-Mole, Camerounais, vous allez vous mobiliser contre quel pays au NOSO?

Je suis d’accord avec vous :”L’appel Ă  la mutinerie est passible de la Cour martiale, ni plus ni moins”. Mais, sachez-le, je n’ai pas demandĂ© de prendre des armes contre la patrie : j’ai rappelĂ© qu’on ne prend jamais les dispositifs de torture et les armes du peuple contre ce peuple. Cela a d’ailleurs un nom en droit et en morale: la haute trahison !

Dites-moi donc : la mutinerie vise Ă  renverser un rĂ©gime, n’est-ce pas? Ă€ mon avis elle ne consiste pas simplement Ă  causer des troubles au sein de l’armĂ©e. Ceux qui dĂ©cident de s’attaquer Ă  l’État de droit, en convoquant un civil, un universitaire, devant le tribunal du renseignement militaire, seraient-ils les vĂ©ritables mutins, qui rĂŞvent du pouvoir suprĂŞme ?

Vous ne vous poserez jamais cette question. SĂ©riez-vous viscĂ©ralement partisan, anti-progressiste, philosophe organique, complice de l’ordre politique actuel? Serait-ce pourquoi tous ces engorgements, tous ces pleurs, tous ces assassinats ne vous font pas perdre le sommeil, encore moins vous distraire des vos occupations de grand-père attentionnĂ©, de de chasseur expĂ©rimentĂ© des perdrix et de mari exemplaire?

Mais ce faisant, vous oubliez que notre office est de nous prĂ©occuper de ce qui ne nous regarde pas, ainsi que l’a observĂ© Sartre, c’est-Ă -dire parler des situations oĂą l’on ne peut ĂŞtre un bon mari ou un grand-père attentionnĂ© parce qu’on a exterminĂ© notre descendance, oĂą l’on ne peut avoir le loisir de chasser parce qu’on est dĂ©jĂ  lĂ  cible des chasseurs d’État, oĂą l’on ne peut mĂŞme pas jouer Ă  la comĂ©die du philosophe parce qu’on est davantage prĂ©occupĂ© Ă  tuer les “envahisseurs” criminels, et qu’on ne peut donc se soucier du “Je pense, donc je suis” de Descartes.

Cher Professeur,
J l’assume : j’ai demandĂ© aux hommes en armes de discriminer les ordres qu’ils reçoivent sur le champ de bataille et dans les gendarmeries et commissariat.
Et sachez que, mĂŞme quand je demande aux militaires de ne pas exĂ©cuter des ordres illĂ©gaux et illĂ©gitimes, je demeure RĂ©publicain. Et un RĂ©publicain ne se soumet pas au gangstĂ©risme juridique et au banditisme d’État

Pour terminer, Prof.
Vous me prĂ©disez un funeste sort : ” Ă  ce rythme, il ne mourra pas Ă  soixante-dix ans comm Socrate”! Sachez d’abord que, gĂ©nĂ©ralement, les hommes de chez nous (en Afrique je veux dire) ne vivent pas vieux. En tant que penseur radical, je suis nĂ© trop vieux et mourir Ă  un âge trop avancĂ© serait un calvaire intenable pour moi. Je dois ruiner toute ma prolifique vie maintenant, de peur qu’elle ne prenne des rides malsaines du vieux temps.

Philosophiquement vĂ´tre !

Fridolin NKE
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